La mise en scène en Roumanie, de l’acte d’interprétation aux pratiques collaboratives

Regia romaneasca, de la act de interpretare la practici colaborative/Romanian Theatre Directing, from Authorship to Collaborative Practices (La mise en scène en Roumanie, de l’acte d’interprétation aux pratiques collaboratives) met en lumière une des tendances principales du théâtre roumain d’aujourd’hui, en synchronie avec les directions d’autres cultures théâtrales. Dix critiques, membres du Groupe AICT de Roumanie (Oana Cristea Grigorescu, Cristina Modreanu, Silvia Dumitrache, Iulia Popovici, Mirella Patureau, Cristina Rusiecki, Daniela Silindean, Mircea Sorin Rusu, Alexandra Dima, Oltita Cintec) passent sous la loupe dix metteurs en scène roumains, les plus intéressants du point de vue des poétiques scéniques (Radu Afrim, Gianina Carbunariu, Catinca Draganescu, Bogdan Georgescu, Eugen Jebeleanu, Cristi Juncu, Radu-Alexandru Nica, Theodor Cristian Popescu, Leta Popescu, Bobi Pricop). Le livre renvoie l’image du théâtre roumain d’aujourd’hui à travers l’analyse des univers de création de certains des metteurs en scène les plus novateurs qui se sont affirmés après 1990, sélectionnés par la coordonnatrice Oltita Cintec. Dans sa préface, elle souligne que « le livre se propose de mettre en évidence l’état actuel des nouvelles pratiques scéniques. […] Le théâtre roumain favorise la production du metteur en scène, tout en continuant d’être un théâtre de direction, dont la position à l’affiche vient toujours en tête des réalisateurs. Les artistes de la table des matières sont des figures qui se sont fait remarquer par les poétiques de scène et qu’illustre le passage du modèle unique de la mise en scène en tant qu’acte d’interprétation à des formules collaboratives, dans une culture théâtrale où cohabitent des styles et des formules diverses. Les vocabulaires des metteurs en scène de la liste varient sensiblement ou fondamentalement, chacun étant à la recherche de la formule appropriée, à même de stimuler ses mécanismes de création. […] Ils ont tous laissé des traces esthétiques indélébiles et vont continuer à le faire. »